35 La Fourmi
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche
Tu as tout pour être heureuse. C’est ce qu’elle se répète. Que voudrait-elle de plus ? Qu’aurait-elle voulu ? Toujours autre chose que ce qu’elle avait. Ou plus. Elle voulait plus. La voix de sa mère. Ses mises en garde. Pour ce que ça avait changé. Ce qu’elle aurait voulu… D’abord, la maison d’à côté. À cause de son nom. La cigale plutôt que La Fourmi.
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche.
Ouvrir la bouche et ce n’est pas celle du cri, c’est l’autre. Tu ouvriras comme on vérifie que les mâchoires ont gardé leur mobilité, que la peur n’a barbouillé que le ventre comprimé par la robe trop lourde, que la peur reste confinée et tapie avec le cri, qu’ils ne remontent pas. Tu feras une dernière fois le bruit de voiture depuis tes lèvres retroussées. Tu donneras une accolade au rideau ou une tape dans le mur s’il n’y a pas de rideau à proximité comme on reçoit des parents une poussée encourageante et confiante et tu laisseras la nuit derrière toi. Tu mettras ton corps en mouvement. Tu marcheras. Tu entreras en scène et tu chanteras.
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche (suite) Une algue rouge, mais est-elle vraiment rouge ? Peut-on se fier à la mer dans ses profondeurs. Elle modifie les couleurs de tout ce qu’elle enfouit dans son bain. Elle songe qu’il en va de même dans ses souvenirs. Le temps en modifie la…
Le nom qu’on leur a donné…. Résidences secondaires de la Manche.
Une écriture de la mémoire et de la fidélité Dans Le pays dont tu as marché la terre, Daniel Bourrion écrit pour sauver de l’oubli un ami et une terre. Une prose sensible, pudique, d’une beauté rare, qui parle à la fois de la disparition et de ce qui demeure. Le livre se construit autour…
Il y avait « idées » dans « Floridées » et Floride aussi. Son rêve. La Floride, la chaleur, les États-Unis. Un rêve en grand qu’elle n’avait pu lui faire partager. François avait peur de l’avion.
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche.
Je suis jalouse. Jalouse et furieuse. Tout au long de ma lecture. Cette oscillation permanente entre ces sentiments mêlés ne rend pas la lecture confortable. Avec en sus une admiration sans bornes. Je traque la phrase bancale qui déséquilibrerait l’édifice, le chapitre superflu, le passage qui lasse, suscite un brin d’ennui, provoque l’envie de sauter…