18 Anonyme
Voix et piano, création de Françoise Breton. Sa page auteure sur Tierslivre : Françoise Breton – le Tiers Livre | écrire, publier, explorer Certaines des photos sont de Véronique Piriou.
Voix et piano, création de Françoise Breton. Sa page auteure sur Tierslivre : Françoise Breton – le Tiers Livre | écrire, publier, explorer Certaines des photos sont de Véronique Piriou.
Elle arrose. La chaleur intense encore malgré l’heure tardive. Celle d’après le coucher de soleil. Les couleurs vont se liquéfier dans la nuit. Mais il faudra attendre encore. Sans les admirer, elle arrose. Elle reste concentrée sur le gazon. C’est sa préoccupation principale. Une bande de trois mètres sur quatre juste devant sa villa en front de mer.
Le nid avec ses lettres qui s’effaçaient lentement, un i sans point comme un trait vertical plus court que les autres, seul le d semblait intact et c’est ce qu’elle lui avait dit, que le d de départ l’appelait, qu’elle voulait voyager
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires (suite). C’est précisément l’histoire qui ne se raconte pas, surtout pas. Celle dont on ne saura rien, celle qui garde dans le désir, l’envie violente qui bute contre l’empêchement. Ainsi les postillons de Brel contre ses propres dents qui déjà voudraient la dévorer, bien avant son retour,…
Lecture de Clarence Massiani, comédienne. http://www.clarencemassiani.com/ Peintures de Xavier Hortala. https://atelierhortala.wordpress.com/
Le nom a toujours intrigué. Certains osent demander des explications. La dame qui passe chaque matin avec son chien en laisse, non. Elle s’approche l’air de rien. Comme tirée par l’animal, elle avance vers le portail.
Toi, tu pourrais vivre avec n’importe qui […]
Le long du temps, à marcher à photographier, elle avait bien dû le connaître. Ce temps incompressible nécessaire au surgissement. Le long du temps, eux, ils l’avaient perdu. Ils étaient attablés dans la véranda verrue, premier prix, châssis alu, qu’il avait fait rajouter à la villa. Pendant qu’elle photographiait, elle avait bien dû penser, s’être dit peut-être
Cécile a tout pour écrire, l’histoire, les prénoms, le secret. Il n’y a plus qu’à remplir. Elle peut partir de sa tristesse, mais on devrait plutôt parler de dévastation. Quels mots avait employés le coach au juste ? Quelles questions lui avait-il posées ?
De la gratte. On disait ainsi. L’aura que ça donnait. C’était au fond du jardin. Le jour long de l’été. Et après on allumait des bougies. Les ombres comme des flammes sur ton visage et tout autour tes boucles noires. L’envie d’y plonger les doigts, le mouvement des tiens sur les cordes et la torsion que cela impose au corps, certains accords