Ouvrir la bouche et ce n’est pas celle du cri, c’est l’autre. Tu ouvriras comme on vérifie que les mâchoires ont gardé leur mobilité, que la peur n’a barbouillé que le ventre comprimé par la robe trop lourde, que la peur reste confinée et tapie avec le cri, qu’ils ne remontent pas. Tu feras une dernière fois le bruit de voiture depuis tes lèvres retroussées. Tu donneras une accolade au rideau ou une tape dans le mur s’il n’y a pas de rideau à proximité comme on reçoit des parents une poussée encourageante et confiante et tu laisseras la nuit derrière toi. Tu mettras ton corps en mouvement. Tu marcheras. Tu entreras en scène et tu chanteras.
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« s’enraciner ici, c’était son idée à lui… »
quelque chose qui m’est resté dans la tête depuis que j’ai lu le texte en mots…
et cette fois, en lecture..
fort ressort l’idée de temps passé, cette fameuse Floride, un lieu pour « vieux », « le temps passé », et je ressens dans ma peau une certaine nostalgie… tout comme dans ta voix
merci Anne
Merci, Françoise, de ton écho si précieux.