35 La Fourmi
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche
Tu as tout pour être heureuse. C’est ce qu’elle se répète. Que voudrait-elle de plus ? Qu’aurait-elle voulu ? Toujours autre chose que ce qu’elle avait. Ou plus. Elle voulait plus. La voix de sa mère. Ses mises en garde. Pour ce que ça avait changé. Ce qu’elle aurait voulu… D’abord, la maison d’à côté. À cause de son nom. La cigale plutôt que La Fourmi.
Ouvrir la bouche et ce n’est pas celle du cri, c’est l’autre. Tu ouvriras comme on vérifie que les mâchoires ont gardé leur mobilité, que la peur n’a barbouillé que le ventre comprimé par la robe trop lourde, que la peur reste confinée et tapie avec le cri, qu’ils ne remontent pas. Tu feras une dernière fois le bruit de voiture depuis tes lèvres retroussées. Tu donneras une accolade au rideau ou une tape dans le mur s’il n’y a pas de rideau à proximité comme on reçoit des parents une poussée encourageante et confiante et tu laisseras la nuit derrière toi. Tu mettras ton corps en mouvement. Tu marcheras. Tu entreras en scène et tu chanteras.
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche (suite) Une algue rouge, mais est-elle vraiment rouge ? Peut-on se fier à la mer dans ses profondeurs. Elle modifie les couleurs de tout ce qu’elle enfouit dans son bain. Elle songe qu’il en va de même dans ses souvenirs. Le temps en modifie la…
Le nom qu’on leur a donné…. Résidences secondaires de la Manche.
Il y avait « idées » dans « Floridées » et Floride aussi. Son rêve. La Floride, la chaleur, les États-Unis. Un rêve en grand qu’elle n’avait pu lui faire partager. François avait peur de l’avion.
Le nom qu’on leur a donné… Résidences secondaires de la Manche.
Il sera bien là. Un sas de décompression. Avant d’affronter la suite. Un retour en France après huit années. Son frère lui a loué une chambre tout en haut de cette villa. La seule à ne pas porter de nom. Juste un phare bleu peint sur le blanc de la boîte aux lettres […]
Cécile a tout pour écrire, l’histoire, les prénoms, le secret. Il n’y a plus qu’à remplir. Elle peut partir de sa tristesse, mais on devrait plutôt parler de dévastation. Quels mots avait employés le coach au juste ? Quelles questions lui avait-il posées ? Étranges, si on y repense. Étiez-vous heureuse avant ?
Quel joli titre ! Ainsi donc elles sortent de l’anonymat. Vont-elles y perdre quelque chose ? Un peu de leur mystère ? Sans doute pas. A vous de voir. Et si chacun.e de nous en connaissait au moins une, quelque part ailleurs, à porter un de ces noms, le même… Le nom qu’on leur a…