Il se demandait comment était né son projet à elle, la photographe dont il ne trouvait pas trace hormis ceci, ces quelques photos restreintes au nom qu’avaient reçu les résidences secondaires de la station balnéaire, photos qu’il finirait par user irrémédiablement à force de les passer en revue l’une après l’autre dans l’espoir de distinguer un détail qui le mettrait sur sa piste, à force de les sortir de la poche intérieure de sa veste parka chaque soir en rentrant et de les y remettre chaque matin comme un talisman dont il serait imprudent de se séparer. Comme on vérifie qu’on a bien ses clés avant de claquer la porte,
J’aime ça :
J’aime chargement…
Voix images et texte en symbiose !
Ah ce passage marquant dans la vidéo de l’espace de la scène à l’espace du réel, ce passage entre le mode futur et le mode passé ;
cette impuissance derrière les volets baissés alors qu’on a encore en tête le lourd rideau rouge et les applaudissements du public…
et puis ça s’ouvre avec l’autre voix, l’apparition de la famille et la description du carcan qu’elle exerce sur elle…
Soudain je pense à Blanche dans un Tramway nommé désir… et cette terrible phrase « tu avais un toit pour vieillir », une forme de capitulation, il n’y a plus de vie…
Parfaites et si belles vos deux voix réunies…
Merci, Françoise. Ces échos si précieux à ce travail de longue haleine dans lequel je persévère. Je sais que tu en mesures le travail. J’aime ce que tu écris après ton visionnage, qui prolonge et donne vie propre à ce qui a été créé à partir de rien. Merci sincère.